La campagne de Russie, l’histoire vue du côté Russe

La campagne de Russie de 1812 est une campagne militaire menée par l’empereur Napoléon Ier. Après avoir conquis presque toute l’Europe, Napoléon entreprend de conquérir la Russie du tsar Alexandre Ier. Même si, jusqu’à la prise de Moscou, l’avantage est aux forces napoléoniennes, le prince russe Mikhaïl Koutouzov, général en chef d’une armée impériale russe inférieure en nombre au début de l’invasion, parvient à relever le moral de l’armée russe et à l’encourager à mener une contre offensive, en organisant le harcèlement de la Grande Armée lors de la retraite française. Mais les maladies et l’hiver, et dans une moindre mesure les soldats russes, sont responsables de la défaite de Napoléon en Russie.

Les guerres napoléoniennes ont profondément marqué la culture russe. La campagne de Russie a été relatée par Léon Tolstoï dans son célèbre roman historique « Guerre et Paix ». Durant la Seconde Guerre mondiale, l’invasion de l’Union Soviétique a été mise en parallèle avec la campagne de Russie.

Les Causes :

Au moment de la campagne, Napoléon était au sommet de son règne avec toutes les nations d’Europe continentale sous son contrôle, ou sous le contrôle de nations vaincues par son empire et évoluant sous des traités favorables à la France. Aucun pouvoir européen du continent n’osait alors s’élever contre lui. En 1807, le traité de Tilsit règle la paix entre l’empire et la Russie. Alexandre espérait à travers le général Caulaincourt un traité interdisant le rétablissement de la Pologne. Napoléon désavoua Caulaincourt, et marqua alors la rupture de confiance avec Alexandre. Ainsi, le traité de paix avec l’Autriche de 1809 contint une clause annexant la Galicie au profit du Grand Duché de Varsovie. La Russie considérait cette clause comme allant à l’encontre de ses intérêts et la Pologne comme le point de départ éventuel d’une invasion de son territoire.

La Russie, alors dotée d’une industrie de manufacture faible, mais riche en matières premières, souffrait du blocus continental qui la privait d’une partie de son commerce, de ses ressources et de revenus pour acheter des biens manufacturés. La levée du blocus par la Russie mit Napoléon en rage et l’encouragea dans la voie de la guerre. Son mariage avec Marie-Louise d’Autriche, auquel Alexandre refusa de participer, renforça aussi la défiance à l’égard de la Russie, alors qu’à un moment un mariage d’alliance avec la Russie fut envisagé.

Jusqu’en 1941, la campagne de Russie de 1812 était connue en Russie sous le nom de « guerre patriotique » (en russe Отечественная война, Otetchestvennaïa Voïna). On la nomme aussi « Guerre de 1812 ».

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Auteur de l’article : ARP

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