Aux origines de la révolution russe – Prix Robert-Christophe des Écrivains Combattants

« Je suis très sensible à votre témoignage élogieux de mon livre. Et j’y suis d’autant plus sensible que le prix qui m’est décerné par l’Association des Écrivains Combattants est le premier à récompenser l’un de mes ouvrages. Je remercie vivement le jury qui me distingue aujourd’hui par ce prix.

Ma récompense va aussi à mon éditeur, François Xavier de Guibert qui, depuis douze ans, accompagne chacun e mes projets littéraire. Devenu prêtre dans une paroisse de Bourgogne, il a gardé un pied dans l’édition au sein du Groupe Artège. Je sais qu’il est très heureux de ce prix.

J’ai enfin une pensée pour ma famille, contrainte, durant de nombreux mois au silence et à l’isolement.

Sans doute l’avez-vous remarqué, mon entrée en littérature a été tardive. Certes, ayant lu Anna Karénine à l’âge de 16 ans, j’ai été marqué dès l’adolescence par la littérature russe. Mais il a fallu que sonne l’heure de ma retraite, après avoir servi dans le Commissariat de la Marine, pour que je me plonge avec ferveur dans l’histoire de la Russie. Dès lors la Russie a envahie mes loisirs. C’est ainsi que je suis devenu conférencier et écrivain de l’histoire russe. Jusqu’à entreprendre l’écriture d’une pièce de théâtre que j’ai baptisée « Au musée de l’âme russe ». Elle s’entend comme une promenade amoureuse parmi des personnages de la Russie que j’admire : religieux, souverains, poètes, écrivains, compositeurs, savants. Cette pièce, je l’ai jouée pour la première fois en octobre 2010, seul en scène, au théâtre Denis à Hyères, puis dans plusieurs villes, y compris Paris.

Approfondir l’histoire de la Russie, c’est aller à la rencontre d’un peuple riche de son passé, de sa culture, de sa foi orthodoxe. Je suis toujours frappé et à la fois émerveillé de constater que les aspirations des hommes et des femmes de ce pays sont à cent lieues des nôtres. La no